Aller

Bastogne en poche, gourde à la main, je vais au parc goûter. A deux pas du jardin des plantes, sous un platane, un banc de bois m’attend. Entre lui et moi, une côte, une pente, une longue avenue lacérée de quatre rails à l’ombre des arbres, une côte encore. Sur mon chemin j’entonne des chansons tranquilles que nul autre ne partage sinon les insectes : il est dimanche, on dort en ville.

Les senteurs d’oléandre voguent mollement par l’air que je respire, assis, et du bout des semelles je trace des lignes sur le gravier terreux dont le sol est fait. De ma gourde est lapée une gorgée d’eau par un chien qui passait. Un chien maigre, osseux, mais au pelage doux. Il me fait pitié, aussi je lui laisse un biscuit qu’il refuse en quittant le banc.

Le retour n’a pas d’intérêt.

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