Comme un lundi

Les volets sont fermés mais le soleil en connait les failles. Il profite de l’usure du bois pour passer ses rayons au travers des fissures.

Et jusque dans mon oeil.

Il va donc falloir se lever. Un jour de plus a courir à droite, à gauche, à faire de grands gestes et de pénibles efforts, à déplacer du vent et à produire de la sueur pour pratiquement rien. C’est décourageant; j’hésite.

D’accord pour aujourd’hui, mais demain c’est pas sûr.

Une petit effort et… et splash. Les pieds dans du liquide. Evidemment, je n’ai pas rangé les cadavres et ils ne sont pas partis tout seuls. Je sors les sacs poubelles et je commence le grand nettoyage…

Une Leffe, six Kronenbourgs, deux Pelforth, une bouteille de Fitou… Mais combien j’étais hier? Il faut que j’arrête de faire la fête tout seul. Et autant.

Allez, une douche et au trot! Ah oui, l’eau chaude n’est pas revenue toute seule non plus, et le savon ne s’est pas rempli par la même magie. Bon tant pis. Une clope vaut toutes les douches.

Je ne supporte pas de perdre mon briquet, je vais m’en coudre un à la main. Et je vais me faire installer une gazinière et virer ces putains de plaques électriques qui ne servent à rien. Et je vais… PUTAIN! je vais être en retard!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s