Histoire de la Musique (2)

L’AFRIQUE

Vous souvenez-vous le temps où nous étions aussi petit qu’un nain adulte? Le temps de l’école maternelle, de l’école primaire? Lorsque ces professeurs éclairés nous demandaient d’apporter des sachets de riz afin de les envoyer aux pays africains qui manquaient de tout, au Burundi, au Rwanda, au Kenya, etc… Vous avouerez bien volontiers qu’on a jamais fait plus con que d’envoyer du riz à des pays qui n’ont pas d’eau. Bon. Et bien, le gens qui habitent là-bas ne sont pas aussi bêtes que nos professeurs. Depuis les temps reculés, on y revient toujours, leurs ancêtres avaient déjà trouvé la combine pour ne pas mourir étouffés sous des quintaux de riz sec.

En ces temps et en ces lieux vivaient de petits animaux blancs à forme ovoïde et sans pattes ni nageoires. Sans bouche, sans yeux, sans oreilles, en fait, sans aucun autre orifice que l’anus. Un très bel anus soit dit en passant, bien circulaire et sans rides. Ces bestioles, qui n’avaient pour tout moyen de déplacement que l’espoir qu’un homme saoul trébuche sur elles et les fasse avancer un peu, pullulaient et faisaient grand tord au continent. En effet, leur aspect effrayait les quelques touristes Américains qui traînaient là, et, honnêtement, on ne peut pas trop leur en vouloir, personne n’a envie de passer ses vacances dans un pays où des espèces de boite-à-pets vivantes gisent inertes sur le sol, c’est vraiment dégueulasse. Or, quand ces créatures meurent leur peau verdit puis sèche et ensuite durcit. On les appelle alors « calebasses. »

Un jour qu’un homme s’amusait à introduire des grains de riz dans l’anus de ces étranges êtres, car il ne savait pas bien quoi en faire d’autre, ni du riz ni des bêtes, l’une d’elle mourut sous les assauts répétés de la céréale tropicale. La peau verdit, puis sécha et enfin durcit, tout cela en l’espace d’une dizaine de secondes, c’est très impressionnant. L’homme s’aperçut alors que, non seulement il pouvait se servir de cette chose pour frapper sur une autre chose, mais qu’en la secouant, seulement, un joli rythme granulé s’en échappait. Ainsi naquit le Cha-cha-cha, car l’instrument qu’il avait inventé s’appelait les « maracas », ce qui dans le langage de ce peuple se prononçait Maracha-cha-cha car c’était en vérité un peuple qui zozotait et qui comptait parmi ses individus un fort pourcentage de bègues.

Ce sont ces défauts de prononciation qui permirent aux Cubains et Portoricains de leur voler la vedette et de faire rejaillir sur eux-mêmes toute la gloire du Cha-cha-cha en y ajoutant le chant, et tout ça on sait bien pourquoi. Parce que les cubains et les portoricains ne sont que des jaloux de blancs qui ont toujours voulu être noirs et du coup qui ne sont plus ni l’un, ni l’autre, mais plutôt d’une couleur pas très bien définie dans des tons marron-jaunâtre, et alors ça, c’est vraiment du joli ! Les Portoricains fabriquèrent depuis, afin de devancer l’Afrique dans la grande course au monopole, des maracas à la chaîne. Dans de grands entrepôts, des machines enfournent à longueur de journée des milliards de graines dans des milliers d’anus.

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