Histoire de la Musique (6 – 1)

LES ANIMAUX (partie 1)

Nous avons déjà vu, brièvement certes, le rôle du chat dans l’invention de la scie musicale, mais ce félin n’est pas le seul animal à avoir participé à la grande histoire de la musique. Oh, bien sûr, si vous leur demandez, ils chercheront à garder toute gloire pour eux avant de venir ronronner sur vos genoux, et c’est bien l’une des sales qualités de leur espèce, regardez ce qu’ils ont fait d’internet : des chats au piano, des chats aux platines, des chats batteurs et j’en passe. Tout ceci n’est que propagande et habile usage des médias nouveaux. Hâtons-nous donc de rétablir la vérité. Si l’on ne peut nier à la scie musicale son importance capitale dans le renouvellement du quatrième art (et demi), nombreuses furent les contributions animalières à ce domaine. Voyons rapidement quelques cas probants.

On doit par exemple à l’ours un travail énorme sur sa pudeur lorsqu’aux alentours des XIIe et XIIIe siècles de notre ère il fut engagé comme premier intermittent du spectacle. En effet, lors des fêtes provinciales, les ursidés faisaient le show. On connaît les montreurs d’ours qui les faisaient défiler, parfois sur une bicyclette, parfois à pieds, parfois avec un petit chapeau, un costume et une cravate ce qui donnait aux badauds un mal fou pour les distinguer des banquiers, et alors on se disputait des heures durant pour obtenir un prêt en vain, et on ne voyait encore aucune différence. On ne pouvait en fait se rendre compte qu’il s’agissait d’un ours qu’à son œil doux et compréhensif ne reflétant aucune méchanceté. Oui mais, un autre métier nécessita qu’on se servit d’un ours en d’autres termes. Ce métier consistait à asseoir le plantigrade sur ses genoux, soi-même assis sur une chaise, ne restait plus alors qu’à souffler de toutes ses bronches dans le rectum de la bête à l’aide d’une petite embouchure de cuivre introduite auparavant dans le même orifice. Le son ainsi produit faisant tout le chemin pour enfin sortir par la bouche, on enfonçait plus ou moins l’index dans le nombril de l’animal pour le moduler. Ce si beau métier, illustration parfaite de l’harmonie pouvant régner entre l’Homme et l’animal, était celui du Troubadour (de l’ancien français Trou-bas-d’ours). Lorsque l’espèce se fit rare dans les forêts françaises, on coula du cuivre dans les conduits intimes de certains d’entre eux, pour n’en utiliser que la moulure ainsi produite et laisser l’animal vaquer à ses occupations d’espèce en voie de disparition. Cette moulure, toujours utilisée par nos contemporains, s’appelle désormais le tuba. A noter que les oursons font de merveilleux tubas ténors quand les ours adultes donnent des contretubas et autres sousaphones.

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