Histoire de la Musique

INTRODUCTION

Voici maintenant venu le moment pour moi de vous conter la véritable histoire de la musique. Oui, c’est un peu alambiqué comme phrase, mais je trouvais que ça constituait un joli départ, et puis, si vous n’êtes pas contents, vous n’avez qu’à l’écrire vous même, la véritable histoire de la musique, et on verra qui rigolera bien. Certainement personne.

La véritable histoire de la musique, comme toutes les grandes aventures, débute en des temps reculés que même les plus fins scientologues ne purent dater précisément sans que leurs voisins de gauche, d’autres scientologues un peu moins fins mais avec de belles moustaches, se mettent à pouffer et à se moquer, et alors bon, c’est qu’on a dû se tromper quelque part, alors on préfère fermer sa gueule plutôt que de passer pour un con et du coup notre affaire n’avance pas, on ne trouve pas de date, et moi je suis bien emmerdé pour raconter mon histoire.

En des temps reculés donc, l’Homme commençait à peine à parler, mais cela faisait bien longtemps qu’il s’amusait avec émerveillement à taper des choses contre d’autres choses. Bing, glonk, klonk, blang, boum, paf! Cela le grisait et parfois, cela le grisait tellement que la bave lui coulait aux lèvres tandis qu’il frappait de façon continue des choses contre d’autres choses, et cela l’excitait parfois tellement que son membre viril se dressait et soulevait son pagne et alors là, lorsque toute la famille se trouvait en bonne compagnie, la femme engueulait le mari, les enfants pouffaient et allaient se cacher derrière le rideau. Cependant, un jour que l’homme atteignait l’extase et que le membre viril soulevait le pagne, une vieille femme prit le sexe de l’homme en sa bouche alors qu’il frappait des choses, et la vieille femme n’avait pas de dents et l’homme trouva ça bon. Il se mit alors à pousser un long râle clair avec un petit vibrato tout en tapant des choses KLANK! KLANK! UUUH UUUH! KLANK! UUH UUH UUH UUH! A ce moment, les enfants tournèrent autour de lui en courant et les hommes poussèrent de grands râles à l’unisson et le Blues était né. Et la musique aussi.

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L’AFRIQUE

Vous souvenez-vous le temps où nous étions aussi petit qu’un nain adulte? Le temps de l’école maternelle, de l’école primaire? Lorsque ces professeurs éclairés nous demandaient d’apporter des sachets de riz afin de les envoyer aux pays africains qui manquaient de tout, au Burundi, au Rwanda, au Kenya, etc… Vous avouerez bien volontiers qu’on a jamais fait plus con que d’envoyer du riz à des pays qui n’ont pas d’eau. Bon. Et bien, le gens qui habitent là-bas ne sont pas aussi bêtes que nos professeurs. Depuis les temps reculés, on y revient toujours, leurs ancêtres avaient déjà trouvé la combine pour ne pas mourir étouffés sous des quintaux de riz sec.

En ces temps et en ces lieux vivaient de petits animaux blancs à forme ovoïde et sans pattes ni nageoires. Sans bouche, sans yeux, sans oreilles, en fait, sans aucun autre orifice que l’anus. Un très bel anus soit dit en passant, bien circulaire et sans rides. Ces bestioles, qui n’avaient pour tout moyen de déplacement que l’espoir qu’un homme saoul trébuche sur elles et les fasse avancer un peu, pullulaient et faisaient grand tord au continent. En effet, leur aspect effrayait les quelques touristes Américains qui traînaient là, et, honnêtement, on ne peut pas trop leur en vouloir, personne n’a envie de passer ses vacances dans un pays où des espèces de boite-à-pets vivantes gisent inertes sur le sol, c’est vraiment dégueulasse. Or, quand ces créatures meurent leur peau verdit puis sèche et ensuite durcit. On les appelle alors « calebasses. »

Un jour qu’un homme s’amusait à introduire des grains de riz dans l’anus de ces étranges êtres, car il ne savait pas bien quoi en faire d’autre, ni du riz ni des bêtes, l’une d’elle mourut sous les assauts répétés de la céréale tropicale. La peau verdit, puis sécha et enfin durcit, tout cela en l’espace d’une dizaine de secondes, c’est très impressionnant. L’homme s’aperçut alors que, non seulement il pouvait se servir de cette chose pour frapper sur une autre chose, mais qu’en la secouant, seulement, un joli rythme granulé s’en échappait. Ainsi naquit le Cha-cha-cha, car l’instrument qu’il avait inventé s’appelait les « maracas », ce qui dans le langage de ce peuple se prononçait Maracha-cha-cha car c’était en vérité un peuple qui zozotait et qui comptait parmi ses individus un fort pourcentage de bègues.

Ce sont ces défauts de prononciation qui permirent aux Cubains et Portoricains de leur voler la vedette et de faire rejaillir sur eux-mêmes toute la gloire du Cha-cha-cha en y ajoutant le chant, et tout ça on sait bien pourquoi. Parce que les cubains et les portoricains ne sont que des jaloux de blancs qui ont toujours voulu être noirs et du coup qui ne sont plus ni l’un, ni l’autre, mais plutôt d’une couleur pas très bien définie dans des tons marron-jaunâtre, et alors ça, c’est vraiment du joli ! Les Portoricains fabriquèrent depuis, afin de devancer l’Afrique dans la grande course au monopole, des maracas à la chaîne. Dans de grands entrepôts, des machines enfournent à longueur de journée des milliards de graines dans des milliers d’anus.

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LA RENCONTRE

En des temps reculés nous avions donc le Blues et le Cha-cha-cha. C’était déjà pas mal, parce qu’on pouvait les mélanger et obtenir soit un Tango, soit une marche militaire russe, ça dépendait des proportions. Le mélange, on le sait bien, c’est bon sur tous les plans. Par exemple, il est bon de mélanger la sauce avec les pâtes, il est bon de mélanger des petits papiers dans une casquette avant d’en tirer un au hasard et découvrir qu’on a la paille la plus longue. Pour le pur bonheur de la musique, qui entamait ses jeunes années, les hommes des temps reculés se mélangeaient eux aussi. Les hommes avec les femmes, les jeunes avec les vieux, les trop vieux avec les animaux de compagnie, qui ne savaient pas dire non, et les trop jeunes on les envoyait se coucher. Ils vont quand même pas nous faire chier ces petits merdeux, il n’y a rien de pire que d’être trop laxiste.

Or, par un beau jour d’hiver très froid, un peuple nomade pénétra les terres de la tribu, bien sédentaire elle, de Ceux Qui Ont Des Cors Au Cul. Nous les appellerons les Koröcùl, ça fera genre temps reculés. Les nomades se pelaient justement un peu les parties et les habitations des autochtones étaient ma foi bien confortables, toutes en branches d’acacias. L’acacia qui, au passage, servit à concevoir l’ancêtre de la scie musicale. L’archet était à l’époque une branche d’acacia, et à la place de la scie, on prenait un chat. Selon comment on tordait le chat on pouvait obtenir de très jolis sons. Les nomades, donc, demandèrent à séjourner dans les huttes de fortunes des Koröcùl, mais ces derniers refusèrent fermement et la nuit se réunirent en petits groupes chez les uns et chez les autre. « Oui, on est plus chez nous! Mais mon bon monsieur, mais oui! Mais c’est qu’ils viendraient se servir dans nos frigos, et violer nos vierges, et détourner nos mineurs, la nuit, pendant qu’on est ici à parler! » Et alors il y eut un genre de silence pendant lequel tous semblaient se demander, sous leur gros front d’Hommes des temps reculés, s’ils ne feraient pas mieux de rentrer chez eux, mais finalement, bon, ici au moins il y avait des petits fours.

Un jour, il fallut pourtant se rendre à l’évidence : ils allaient bien devoir apprendre à vivre ensemble. Alors, au début, ils partagèrent les mots, pour pouvoir se comprendre, puis il partagèrent la nourriture, pour pouvoir vivre, et enfin, ils partagèrent les femmes, pour pouvoir rigoler un peu, le soir venu, en rentrant du travail. Enfin, c’était la belle vie. Mais un soir de fête, alors que l’orgie la plus totale battait son plein, les Koröcùl qui savaient le Blues, se mirent à jouer, dans leur coin, avec leurs guitares, l’ombre d’un chapeau cachant leurs visages. Les nomades, qui eux, politiquement, étaient plutôt Cha-cha-cha, commençaient un peu à s’emmerder et qu’est-ce qu’ils crânent ces cons-là avec leurs gémissements, ma grand-mère mongolienne peut faire la même chose ! Alors ils se dirent, on va jouer plus fort, et basta! Et le miracle fut, à nouveau. Les deux entités musicales se rencontrèrent dans un choc abasourdissant. Et je vous jure que ce mot est dans le dictionnaire. De ce mélange entre Cha-Cha-Cha et Blues naquirent les Polyphonies Corses. Comme quoi, la musique ce n’est pas une science exacte.

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L’INVENTION

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la première grande invention de l’Humanité ne fut pas la roue mais le tambour. Ce n’est qu’une fois monté au plus haut d’une colline afin de pouvoir jouer au grand air que, négligemment posé sur la tranche, l’instrument dévala la pente et que les hommes des temps reculés se dirent « Nom de Dieu, ça roule! Nous avons inventé le tambour et la roue en même temps! Alors ça, c’est pas ces cons des Japonais qui vont nous devancer de si tôt, technologiquement parlant. A nous le monopole!» Cette double invention avait un nom, le roulement de tambour.

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LA CHASSE

C‘est le moment, amis lecteurs, de laisser les temps reculés et leurs habitants derrière nous et de n’y plus penser jusqu’au 2 novembre prochain, lorsque sur les places de villages on jouera du tambour à leur mémoire. Ah ! le temps passe, les larmes coulent et les violons geignent. Mais, d’abord, le violon, d’où vient-il? Très bonne question que celle-ci. Le violon naquit en Italie, peu après la fin des temps reculés. Les femmes en avaient assez d’avoir leurs hommes dans leurs pattes toute la journée. C’est vrai, la cuisine n’est déjà pas bien grande, si en plus les hommes se mettent à y foutre leur bordel, on ne s’en sort plus! L’homme dut trouver lui-même sa nourriture puisque les femmes faisaient la grève, et on pouvait voir à l’époque de jolies manifestations où sur les banderoles était fièrement inscrit au rouge à lèvres: « Plus d’hommes dans nos pâtes! » La femme avait inventé le calembour et l’homme inventa alors un nouvel instrument qui devait imiter le cri des animaux qu’il désirait piéger. Cet instrument, oui oui, c’était bien le violon.

Au début, le violon n’eut pas grand succès car comme l’homme pensait avoir inventé l’appeau, alors il soufflait dedans et rien ne se passait. L’inventeur du violon fut pour cette raison condamné à être dévoré par ses clients insatisfaits qui n’arrivaient pas à se nourrir, et vous savez, le ventre vide, on est tous un peu bougon. Puis, un jour vint où jouant dans les acacias, une petite fille frotta les cordes du violon contre les branches. A ce moment même, tous les animaux qui vivaient dans les talus avoisinants prirent leurs jambes à leur cou en se bouchant le oreilles avec leurs pieds et fuirent sur leurs pattes avant. Sauf le serpent, maudit entre tous les animaux. Quand la petite fille rentra chez elle, elle raconta sa mésaventure à tous les habitants du village. Les gens étaient bouches bées, et les affamés criaient « hip hip hip, hourra! » et ceux qui avaient mangé l’inventeur firent un petit rot gêné, y avait pas de quoi faire les fiers. Le père de la petite fille lui claqua enfin la gueule en lui demandant à quel moment il l’avait autorisée à quitter la cuisine? Et il la renvoya à sa niche car elle avait été vilaine, vilaine, vilaine!

Le lendemain, la première chasse au violon se passa tout à fait bien et tous les ventres furent bien rebondis. Pour chasser au violon il suffisait qu’un groupe d’hommes joue du violon à l’entrée d’un bois et qu’un second groupe d’hommes récupère les animaux apeurés à la sortie du bois avec un grand sac. Ensuite, ils amenaient les bêtes à leur femme pour qu’elle les tue. Les hommes n’étaient en cette âge pas aussi virils qu’aujourd’hui, même pour des Italiens, et ils étaient aussi très maniérés et portaient des couleurs flashies. Cela était dû à la proximité d’Athènes, où se trouvaient toutes les boites de nuit.

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LES ANIMAUX

Nous avons déjà vu, brièvement certes, le rôle du chat dans l’invention de la scie musicale, mais ce félin n’est pas le seul animal à avoir participé à la grande histoire de la musique. Oh, bien sûr, si vous leur demandez, ils chercheront à garder toute gloire pour eux avant de venir ronronner sur vos genoux, et c’est bien l’une des sales qualités de leur espèce, regardez ce qu’ils ont fait d’internet : des chats au piano, des chats aux platines, des chats batteurs et j’en passe. Tout ceci n’est que propagande et habile usage des médias nouveaux. Hâtons-nous donc de rétablir la vérité. Si l’on ne peut nier à la scie musicale son importance capitale dans le renouvellement du quatrième art (et demi), nombreuses furent les contributions animalières à ce domaine. Voyons rapidement quelques cas probants.

On doit par exemple à l’ours un travail énorme sur sa pudeur lorsqu’aux alentours des XIIe et XIIIe siècles de notre ère il fut engagé comme premier intermittent du spectacle. En effet, lors des fêtes provinciales, les ursidés faisaient le show. On connaît les montreurs d’ours qui les faisaient défiler, parfois sur une bicyclette, parfois à pieds, parfois avec un petit chapeau, un costume et une cravate ce qui donnait aux badauds un mal fou pour les distinguer des banquiers, et alors on se disputait des heures durant pour obtenir un prêt en vain, et on ne voyait encore aucune différence. On ne pouvait en fait se rendre compte qu’il s’agissait d’un ours qu’à son œil doux et compréhensif ne reflétant aucune méchanceté. Oui mais, un autre métier nécessita qu’on se servit d’un ours en d’autres termes. Ce métier consistait à asseoir le plantigrade sur ses genoux, soi-même assis sur une chaise, ne restait plus alors qu’à souffler de toutes ses bronches dans le rectum de la bête à l’aide d’une petite embouchure de cuivre introduite auparavant dans le même orifice. Le son ainsi produit faisant tout le chemin pour enfin sortir par la bouche, on enfonçait plus ou moins l’index dans le nombril de l’animal pour le moduler. Ce si beau métier, illustration parfaite de l’harmonie pouvant régner entre l’Homme et l’animal, était celui du Troubadour (de l’ancien français Trou-bas-d’ours). Lorsque l’espèce se fit rare dans les forêts françaises, on coula du cuivre dans les conduits intimes de certains d’entre eux, pour n’en utiliser que la moulure ainsi produite et laisser l’animal vaquer à ses occupations d’espèce en voie de disparition. Cette moulure, toujours utilisée par nos contemporains, s’appelle désormais le tuba. A noter que les oursons font de merveilleux tubas ténors quand les ours adultes donnent des contretubas et autres sousaphones.

Il existe un autre être trop souvent oublié à l’heure de rendre justice aux grands serviteurs de la musique : le perroquet.

Aux meilleures époques de la flibuste, les corsaires comptaient parmi leurs amis les plus intimes de somptueux oiseaux aux couleurs vives et variées encore mal connus des gens de terre, mais ceux-là, que connaissaient-ils de la vie à passer leurs heures aux champs, hein ? On se le demande bien. De vieux rétrogrades à l’esprit trop étriqué pour entrevoir les bienfaits fondamentaux de l’Aventure, voilà ce qu’ils étaient. Les corsaires, eux, la connaissaient l’Aventure : la navigation, l’exploration, le pillage et le viol, la mise à sac de contrées légendaires, les feux fait de tout bois mais surtout de bois de huttes et de cases qui poussaient alors très bien dans les villages, la vie vraie quoi ! Oui, oui, l’Aventure c’est bien beau, mais c’est encore mieux à raconter autour d’un feu, la nuit tombée, avec de belles saucisses espagnoles, ou d’espagnols, c’est selon, une fois le butin bien au frais dans les cales du vaisseau. C’est ces instants que choisissaient les plus valeureux des pirates pour narrer leurs exploits en chanson, de très belles chansons que leur inspiraient les gnôles et les viandes par trop faisandées et dont encore aujourd’hui nous connaissont les airs. Parmi les plus célèbres voici quelques extraits :

« Etions cents, étaient trois
Vierges aux trous étroits,
Et par trois fois souillâmes
Et leur corps et leurs âmes
»

« De la mer venions,
Et ronds, et ronds, pas tapant le pont !
Leur fîmes le gnon,
Et rond, et rond, pas tapant le pont !
»

ou encore,

« Ah, c’qu’on est heureux de partir en vacances
Tous à la queue leu leu
À vingt-cinq à l’heure, on traverse la France
Tous à la queue leu leu
Et des Batignolles à la Costa del Sol
Tous à la queue leu leu
Dans trois jours si on peut, on s’ra dans les flots bleus
Tous à la queue leu leu
»

Perchés sur l’épaule des marins, le perroquet écoutait avec grand intérêt ces mots délicieux à la qualité musicale indiscutable. Si bien que lorsque le capitaine avait trop bu et préférait trousser son mousse plutôt que chanter l’opérette, l’oiseau prenait le relais. Ainsi, ces exotiques piafs parleurs disposaient à la longue d’un répertoire hallucinant, surtout ceux dont le capitaine aimaient particulièrement les mousses. Vous allez me dire, c’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que j’en ai à faire moi. Laissez-moi donc poursuivre, sale impoli, si vous m’interrompez tout le temps on est pas prêt d’y arriver. Un perroquet ayant une espérance de vie estimée entre 30 et 50 ans, on peut facilement comprendre qu’à cette époque ils survivaient de manière générale leur maître aimé d’une bonne dizaine d’années au moins. Alors, quand le navire coulait, que le corsaire était embroché, qu’une gangrène mal désinfectée, car l’alcool ne servait à l’époque qu’un rôle de boisson récréative, emportait le fier matelot, le perroquet prenait son envol pour les terres lointaines, avertir la famille du mort, c’est un sale travail mais il faut bien que quelqu’un le fasse. Il racontait alors toutes les belles aventures du défunt, et oui, vous l’avez deviné, c’est ainsi que parvinrent à nos oreilles les centaines de chansons, dites paillardes aujourd’hui par manque de culture et de goût, qui ravissent encore les connaisseurs et les aventuriers du monde entier.

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